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28 janv. 2015

Juridique_Charte Mondiale de la Nature 1982


Adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies
dans sa résolution 37/7, 48e séance plénière, 28 octobre 1982




PRÉAMBULE
L’Assemblée générale, ayant examiné le rapport du Secrétaire général relatif au projet révisé de Charte mondiale de la nature,

Rappelant que, dans sa résolution 3517 du 30 octobre 1980, elle s’est déclarée persuadée que les bénéfices qui pouvaient être obtenus de la nature étaient fonction du maintien des processus naturels et de la diversité des formes de vie et que ces bénéfices étaient compromis du fait de l’exploitation excessive et de la destruction des habitats naturels,

Rappelant en outre que, dans la même résolution, elle a reconnu qu’il était nécessaire de prendre des mesures appropriées, aux niveaux national et international, pour protéger la nature et promouvoir la coopération internationale dans ce domaine,

Rappelant que, dans sa résolution 36/6 du 27 octobre 1981, elle s’est déclarée de nouveau consciente de l’importance capitale que la communauté internationale attachait à la promotion et au développement d’une coopération destinée à protéger et à sauvegarder l’équilibre et la qualité de la nature et a invité le Secrétaire général à transmettre aux États-Membres le texte de la version révisée du projet de Charte mondiale de la nature contenu dans le rapport du Groupe spécial d’experts chargé d’examiner le projet de Charte mondiale de la nature, ainsi que toutes observations ultérieures des États, en vue d’un examen approprié par l’Assemblée générale à sa trente-septième session,

Consciente de l’esprit et des termes de ses résolutions 35/7 et 36/6, dans lesquelles elle a invité solennellement les États-Membres, dans l’exercice de leur souveraineté permanente sur leurs ressources naturelles, à mener leurs activités compte tenu de l’importance suprême de la protection des systèmes naturels, du maintien de l’équilibre et de la qualité de la nature et de la conservation des ressources naturelles, dans l’intérêt des générations présentes et à venir,

Ayant examiné le rapport complémentaire du Secrétaire général

Exprimant ses remerciements au Groupe spécial d’experts qui, grâce à la tâche accomplie, a assemblé les éléments requis pour que l’Assemblée générale puisse achever l’examen du projet révisé de Charte mondiale de la nature et l’adopter à sa trente-septième session, comme elle l’avait précédemment recommandé,

Adopte et proclame solennellement la Charte mondiale de la nature qui figure en annexe à la présente résolution.

48e séance plénière ; 28 octobre 1982
  


ANNEXE
Charte mondiale de la nature
L'Assemblée générale,

Réaffirmant les buts fondamentaux de l'Organisation des Nations Unies, en particulier le maintien de la paix et de la sécurité internationale, le développement des relations amicales entre les nations et la réalisation de la coopération internationale pour résoudre les problèmes internationaux dans les domaines économique, social, culturel, technique, intellectuel ou humanitaire.

Consciente que :
a) L’humanité fait partie de la nature et la vie dépend du fonctionnement ininterrompu des systèmes naturels qui sont la source d’énergie et de matières nutritives,

b) La civilisation a ses racines dans la nature, qui a modelé la culture humaine et influé sur toutes les œuvres artistiques et scientifiques, et c’est en vivant en harmonie avec la nature que l’homme a les meilleures possibilités de développer sa créativité, de se détendre et d’occuper ses loisirs,

Convaincue que :
 a) Toute forme de vie est unique et mérite d’être respectée, quelle que soit son utilité pour l’homme et, afin de reconnaître aux autres organismes vivants cette valeur intrinsèque, l’homme doit se guider sur un code moral d’action,

b) L’homme peut, par ses actes ou par leurs conséquences, transformer la nature et épuiser ses ressources et doit, de ce fait, pleinement reconnaître qu’il est urgent de maintenir l’équilibre et la qualité de la nature et de conserver les ressources naturelles,

Persuadée que :
a) Les bienfaits durables qui peuvent être obtenus de la nature sont fonction du maintien des processus écologiques et des systèmes essentiels à la subsistance, ainsi que de la diversité des formes organiques, que l’homme compromet par une exploitation excessive ou par la destruction de l’habitat naturel,

b) La dégradation des systèmes naturels qui résulte d’une consommation excessive et de l’abus des ressources naturelles, ainsi que de l’incapacité d’instaurer parmi les peuples et les États un ordre économique approprié, conduit à l’effondrement des structures économiques, sociales et politiques de la civilisation,

c) La course aux ressources rares est génératrice de conflits tandis que la conservation de la nature et de ses ressources va dans le sens de la justice et contribue au maintien de la paix, et elle ne sera assurée que lorsque l’humanité aura appris à vivre en paix et à renoncer à la guerre et aux armements,

Réaffirmant que l’homme doit acquérir les connaissances voulues pour maintenir et développer son aptitude à utiliser les ressources naturelles tout en préservant les espèces et les écosystèmes dans l’intérêt des générations présentes et futures,

Fermement convaincue de la nécessité de mesures appropriées, aux niveaux national et international, individuel et collectif, privé et public, pour protéger la nature et promouvoir la coopération internationale dans ce domaine,

Adopte, à ces fins, la présente Charte mondiale de la nature, qui proclame les principes de conservation ci-après, au regard desquels tout acte de l’homme affectant la nature doit être guidé et jugé.


I. PRINCIPES GÉNÉRAUX
1. La nature sera respectée et ses processus essentiels ne seront pas altérés.

2. La viabilité génétique de la Terre ne sera pas compromise; la population de chaque espèce, sauvage ou domestique, sera maintenue au moins à un niveau suffisant pour en assurer la survie: les habitats nécessaires à cette fin seront sauvegardés.

3. Ces principes de conservation seront appliqués à toute partie de la surface du globe, terre ou mer: une protection spéciale sera accordée aux parties qui sont uniques, à des échantillons représentatifs de tous les différents types d’écosystèmes et aux habitats des espèces rares ou menacées.

4. Les écosystèmes et les organismes, de même que les ressources terrestres, marines et atmosphériques qu’utilise l’homme, seront gérés de manière à assurer et maintenir leur productivité optimale et continue, mais sans compromettre pour autant l’intégrité des autres écosystèmes ou espèces avec lesquels ils coexistent.

5. La nature sera préservée des déprédations causées par la guerre ou d’autres actes d’hostilité.


II. FONCTIONS
6. Dans le processus de prise de décision, on reconnaîtra qu’il n’est possible de satisfaire aux besoins de chacun qu’en assurant le fonctionnement adéquat des systèmes naturels et en respectant les principes énoncés dans la présente Charte.

7. Dans la planification et l’exécution des activités de développement socio-économique, il sera dûment tenu compte du fait que la conservation de la nature fait partie intégrante de ces activités.

8. Dans l’élaboration de plans à long terme de développement économique, d’accroissement de la population et d’amélioration des conditions de vie, il sera dûment tenu compte de la capacité qu’ont les systèmes naturels d’assurer à longue échéance la subsistance et l’établissement des populations considérées, tout en reconnaissant que cette capacité peut être développée par la science et la technique.

9. L’affectation de parties de la surface du globe à des usages déterminés sera planifiée en tenant dûment compte des limites physiques, de la productivité et de la diversité biologiques ainsi que de la beauté naturelle des sites concernés.

10. Les ressources naturelles ne seront pas gaspillées, mais utilisées avec la mesure que dictent les principes énoncés dans la présente Charte et ce selon les règles suivantes :

a) Les ressources biologiques ne seront pas utilisées au-delà de leur capacité naturelle de régénération:

b) La productivité des sols sera maintenue ou améliorée par des mesures préservant leur fertilité à long terme et le processus de décomposition organique et prévenant l’érosion ainsi que toute autre forme de dégradation;

c) Les ressources qui ne sont pas consommées par l’usage, y compris l’eau, seront réutilisées ou recyclées ;

d) Les ressources non renouvelables qui sont consommées par l’usage seront exploitées avec mesure, compte tenu de leur abondance, des possibilités rationnelles de les transformer à des fins de consommation et de la compatibilité de leur exploitation avec le fonctionnement des systèmes naturels.

11. Les activités pouvant avoir un impact sur la nature seront contrôlées et les meilleures techniques disponibles, susceptibles de diminuer l’importance des risques ou d’autres effets nuisibles sur la nature, seront employées ; en particulier :

a) Les activités qui risquent de causer des dommages irréversibles à la nature seront évitées:

b) Les activités comportant un degré élevé de risques pour la nature seront précédées d’un examen approfondi et leurs promoteurs devront prouver que les bénéfices escomptés l’emportent sur les dommages éventuels pour la nature et, lorsque les effets nuisibles éventuels de ces activités ne sont qu’imparfaitement connus, ces dernières ne devraient pas être entreprises;

c) Les activités pouvant perturber la nature seront précédées d’une évaluation de leurs conséquences et des études concernant l’impact sur la nature des projets de développement seront menées suffisamment à l’avance; au cas où elles seraient entreprises, elles devront être planifiées et exécutées de façon à réduire au minimum les effets nuisibles qui pourraient en résulter;

d) Les pratiques relatives à l’agriculture, aux pâturages, à la sylviculture et à la pêche seront adaptées aux caractéristiques et limites naturelles des zones considérées;

e) Les zones dégradées à la suite d’activités humaines seront remises en État à des fins conformes à leur potentiel naturel, et compatibles avec le bien-être des populations affectées.

12. Tout rejet de substances polluantes dans des systèmes naturels sera évité, et

a) S’il est impossible de l’éviter, ces substances seront traitées à la source en utilisant les meilleurs moyens disponibles;

b) Des précautions spéciales seront prises afin d’empêcher le rejet de déchets radioactifs ou toxiques

13. Les mesures visant à prévenir, contrôler ou limiter les catastrophes naturelles, les infestations et les maladies s’adresseront spécifiquement aux causes de ces fléaux et éviteront de produire des effets secondaires nuisibles pour la nature.


III. MISE EN ŒUVRE
14. Les principes énoncés dans la présente Charte trouveront leur expression dans la législation et la pratique de chaque Etat, ainsi qu’au niveau international.

15. Les connaissances relatives à la nature seront largement diffusées par tous les moyens possibles, en particulier par l’enseignement mésologique qui fera partie intégrante de l’éducation générale.

16. Toute planification comportera, parmi ses éléments essentiels, l’élaboration de stratégies de conservation de la nature, l’établissement d’inventaires portant sur les écosystèmes et l’évaluation des effets sur la nature des politiques et activités projetées : tous ces éléments seront portés à la connaissance du public par des moyens appropriés et en temps voulu pour qu’il puisse effectivement être consulté et participer aux décisions.

17. Les moyens financiers, les programmes et les structures administratives nécessaires pour atteindre les objectifs de la conservation de la nature seront assurés.

18. On s’efforcera sans cesse d’approfondir la connaissance de la nature grâce à la recherche scientifique et de diffuser les informations ainsi obtenues sans restriction d’aucune sorte.

19. L’État des processus naturels, des écosystèmes et des espèces sera suivi de près pour qu’on puisse déceler le plus tôt possible toute dégradation ou menace, intervenir en temps utile et évaluer plus facilement les politiques et techniques de conservation.

20. Les activités militaires préjudiciables à la nature seront évitées.

21. Les États et, dans la mesure où ils en ont la possibilité, les autres autorités publiques, les organisations internationales, les particuliers, les associations et les entreprises :

a) Coopéreront à la conservation de la nature par des activités communes et autres actions appropriées, notamment par des échanges d’informations et par des consultations;

b) Etabliront des normes pour les produits et procédés de fabrication risquant d’avoir des effets nuisibles sur la nature, ainsi que des méthodes d’évaluation de ces effets;

c) Mettront en œuvre les dispositions juridiques internationales applicables en vue d’assurer la conservation de la nature et la protection de l’environnement;

d) Feront en sorte que des activités exercées dans les limites de leur juridiction ou sous leur contrôle ne causent pas de dommage aux systèmes naturels situés à l’intérieur d’autres États, ni dans les zones situées en dehors des limites de juridiction nationale;

e) Sauvegarderont et conserveront la nature dans les zones au-delà des limites de juridiction nationale.

22. Compte tenu de la plaine souveraineté des États sur leurs ressources naturelles, chaque Etat donnera effet aux dispositions de la présente Charte par ses organes compétents et en coopération avec d’autres États.

23. Toute personne aura la possibilité, en conformité avec la législation de son pays, de participer, individuellement ou avec d’autres personnes, à l’élaboration des décisions qui concernent directement son environnement et, au cas où celui-ci subirait des dommages ou des dégradations, elle aura accès à des moyens, de recours pour en obtenir réparation.

24. Il incombe à chacun d’agir en conformité avec les dispositions de la présente Charte; chaque personne, agissant individuellement, en association avec d’autres personnes ou au titre de sa participation à la vie politique, s’efforcera, d’assurer la réalisation des objectifs et autres dispositions de la présente Charte.

23 avr. 2014

Juridique Environnement_La Déclaration universelle des droits de la Terre 2010



LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE LA TERRE 
Dans un contexte écologique mondial particulièrement alarmant, un premier “projet de Déclaration Universelle des Droits de la Terre Mère” a été élaboré en Avril 2010 en Bolivie lors de la Conférence Mondiale des Peuples pour le changement climatique et les Droits de la Terre Mère. Reconnaissant dans ce texte les fondements d’une prise de conscience globale, l’organisation Terre Mère a repris ce projet pour lui donner sa forme actuelle et se mobilise afin de le diffuser. 

La Conférence mondiale des peuples sur les changements climatiques, organisée dans la ville de Cochabamba du 20 au 22 avril 2010, a abouti à l’adoption de la «Déclaration universelle des droits de la Terre». 


La dégradation de la Terre-Mère     
Les dégradations de la Terre-Mère mettent en danger les écosystèmes, les cycles écologiques et la pérennité d’espèces. L’exploitation abusive de la Terre-Mère et les pollutions, inhérentes au système capitaliste, entraînent des changements climatiques qui menacent la vie.    

L’intégrité de la Terre-Mère    
La Terre-Mère est une communauté indivisible et auto-régulée de tous les êtres qui la composent. Ceux-ci doivent donc être protégés sans distinction fondée sur leur utilité pour les êtres humains. Cette protection nécessite de leur conférer des droits.    

Droits et devoirs   
La recherche du bien-être humain ne doit pas nuire au bien-être de la Terre-Mère, actuel ou futur. Les États et les institutions publiques et privées ont le devoir de mettre en application ces principes. Les pratiques respectueuses de la Terre-Mère, issues de cultures, traditions et coutumes qui reconnaissent ces droits, doivent être encouragées.   

L'idée
La Déclaration Universelle des Droits de la Terre aura réellement du poids, de la force et de la valeur si elle parvient à fédérer un maximum de personnes et à faire vivre dans les consciences une autre vision de l’écologie et de la Terre, fondée sur le respect de la vie, la fraternité et la responsabilité.   


ONU / Communiqué de presse - 07 05 2010   
LE PRÉSIDENT BOLIVIEN SOULIGNE L’IMPORTANCE DE LA CONFÉRENCE MONDIALE DE COCHABAMBA SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES 
Le Président de la Bolivie, M. Evo Morales, a annoncé aujourd’hui, au cours d’une conférence de presse tenue au Siège de l’ONU à New York, qu’« en réaction à l’échec de la Conférence de Copenhague », 35 000 personnes provenant de 140 pays, dont des représentants de 56 gouvernements, ont participé à la première Conférence mondiale des peuples sur les changements climatiques, que son pays a organisée dans la ville de Cochabamba, du 20 au 22 avril 2010.  

La Conférence a abouti à l’adoption de la «  Déclaration universelle des droits de la Terre ».  
Accompagnant le Président bolivien, aux côtés du Directeur de Indigenous Environmental Network, et des représentantes de Third World Network et de Blue Planet Project, Nnimmo Bassey, Président de l’ONG internationale les « Amis de la Terre », a précisé que la Conférence de Cochabamba a été organisée pour permettre aux activistes et aux citoyens ordinaires de faire connaître leurs préoccupations et de proposer des solutions à la crise du climat.  Un des accords majeurs qui a émergé est que les changements climatiques sont causés par des facteurs systémiques qui exigent des changements de même nature.   

À Copenhague, a-t-il dénoncé, la communauté internationale a conclu un accord résultant d’un processus non démocratique qui ne laissait la place qu’à des engagements « volontaires » en matière de réduction de gaz à effet de serre, alors que les peuples du monde se sont clairement entendus sur le fait que l’avenir de la planète et de l’humanité exige des « obligations réelles et des actions concrètes et vérifiables ».  M. Bassey a rappelé que les scientifiques eux-mêmes ont montré qu’avec des solutions « volontaires », la moyenne des températures pourraient augmenter de 4 degrés dans les 20 prochaines années, ce qui signifierait la mise à mort de l’Afrique, des petits États insulaires, des pays arctiques et autres États vulnérables.  

L’Accord conclu à Cochabamba réclame des réductions d’émissions à la source et pas uniquement par des mécanismes commerciaux qui n’ont rien à voir avec les changements climatiques, a-t-il insisté. 
Le Président des « Amis de la Terre » a insisté sur la nécessité de diminuer de 50% les émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990, durant la période 2013-2017, soit un an après l’expiration du Protocole de Kyoto, en 2012.  Les pays, a-t-il aussi insisté, doivent consacrer au moins 6% de leur PIB aux efforts d’atténuation et d’adaptation aux effets des changements climatiques.  Les moyens arrêtés à la Conférence de Copenhague ne sont qu’une « goutte d’eau dans un océan de besoins ».  Étant donné qu’ils ne font aucune référence aux peuples autochtones, ils ne pourraient mener qu’à plus d’humiliation et de marginalisation, a renchéri le Directeur de Indigenous Environmental Network.
 

PRÉAMBULE de la Déclaration    
Nous, peuples et nations de la Terre : 

Considérant que nous faisons tous partie de la Terre Mère, communauté de vie indivisible composée d’êtres interdépendants et intimement liés entre eux par un destin commun ; 
   
Reconnaissant avec gratitude que la Terre Mère est source de vie, de subsistance, d’enseignement et qu’elle nous prodigue tout ce dont nous avons besoin pour bien vivre ;   

Reconnaissant que le système capitaliste ainsi que toutes les formes de déprédation, d’exploitation, d’utilisation abusive et de pollution ont causé d’importantes destructions, dégradations et perturbations de la Terre Mère qui mettent en danger la vie telle que nous la connaissons aujourd’hui par des phénomènes tels que le changement climatique ; 
  
Convaincus que, dans une communauté de vie impliquant des relations d’interdépendance, il est impossible de reconnaître des droits aux seuls êtres humains sans provoquer de déséquilibre au sein de la Terre Mère ;   

Affirmant que pour garantir les droits humains il est nécessaire de reconnaître et de défendre les droits de la Terre Mère et de tous les êtres vivants qui la composent et qu’il existe des cultures, des pratiques et des lois qui reconnaissent et défendent ces droits ; 

Conscients qu’il est urgent d’entreprendre une action collective décisive pour transformer les structures et les systèmes qui sont à l’origine du changement climatique et qui font peser d’autres menaces sur la Terre Mère ;

Proclamons la présente Déclaration universelle des droits de la Terre Mère et appelons l’Assemblée générale des Nations Unies à l’adopter comme objectif commun de tous les peuples et nations du monde, afin que chaque personne et chaque institution assume la responsabilité de promouvoir, par l’enseignement, l’éducation et l’éveil des consciences, le respect des droits reconnus dans la Déclaration, et à faire en sorte, par des mesures et des dispositions diligentes et progressives d’ampleur nationale et internationale, qu’ils soient universellement et effectivement reconnus et appliqués par tous les peuples et États du monde.


Télécharger "La Déclaration universelle des droits de la Terre" : cliquer ICI  
Télécharger "Universal Declaration of Rights of Mother Earth"  : cliquer ICI

22 avr. 2014

Juridique Environnement_La Charte de la Terre 29/06/2000


LA CHARTE DE LA TERRE 
Texte final adopté en mars 2000. Lancement officiel le 29 juin 2000 
La Charte de la Terre est une déclaration internationale de valeurs et principes fondamentaux jugée utile par ses partisans pour construire un monde juste, durable et pacifique au XXIème siècle. Créée suite à un processus de consultation mondiale, et avalisée par des organisations représentant des millions de personnes, la Charte « vise à susciter chez tous les peuples un sentiment d'interdépendance mondiale et de responsabilité partagée pour le bien-être de la famille humaine, la grande communauté de la vie, et les générations futures ». 


La Charte de la Terre invite l'humanité à participer à la création d'un partenariat mondial à un moment critique dans l'histoire. La charte d'éthique de la vision de la Terre soutient que la protection de l'environnement, les droits de l'homme, un développement humain équitable, et la paix sont interdépendants et indivisibles. La Charte vise à fournir un nouveau cadre de pensée pour comprendre et faire face à ces grandes problématiques. 

Historique 
L'idée d'élaborer une Charte de la Terre date de 1987, lorsque la Commission mondiale de l'Organisation des Nations unies sur l’environnement et le développement a appelé à la création d'une nouvelle charte pour guider la transition vers le développement durable. En 1992, l'ancien Secrétaire général des Nations Unies Boutros Boutros-Ghali a insisté sur la nécessité d'une nouvelle charte au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, mais le temps d'une telle déclaration n'était pas venu. La Déclaration de Rio est une déclaration du consensus atteignable à cette époque. En 1994, Maurice Strong (président du Sommet de la Terre) et Mikhaïl Gorbatchev, en travaillant avec les organisations qu'ils avaient chacun fondées (le Conseil de la Terre et de Green Cross International respectivement), ont relancé le processus d'élaboration de la Charte de la Terre, cette fois en tant qu'initiative de la société civile, avec l'aide du gouvernement des Pays-Bas.

Rédaction 
La rédaction du texte a suivi un processus de consultation à travers le monde de six années (1994-2000), supervisé par la Commission indépendante de la Charte de la Terre, qui avait été convoquée par Maurice Strong et Mikhaïl Gorbatchev dans le but de développer un consensus mondial sur les valeurs et les principes pour un avenir durable. La Commission continue de servir de gardien du texte Charte de la Terre. Le texte final de la Charte de la Terre a été approuvé lors d'une réunion de la Commission de la Charte de la Terre dans les locaux de l'UNESCO à Paris en mars 2000. Le lancement officiel s'est déroulé le 29 juin 2000 lors une cérémonie au Palais de la Paix à La Haye, aux Pays-Bas. 

Accueil international  
La Charte a été officiellement avalisée par des organisations représentant des millions de personnes, y compris l'UNESCO, plus de 250 universités à travers le monde, l'Union internationale pour la Conservation de la Nature (l'UICN), le territoire de New Delhi, capitale de l'Inde, la Conférence des Maires américains de 2001, et des dizaines d'organisations de jeunesse. La Charte de la Terre Internationale, l'organisation chargée de promouvoir la Charte, insiste dans sa littérature sur le fait que la Charte de la Terre est respectueuse et inclusive de toutes les traditions religieuses. Elle défend l'idée que la Charte elle-même n'inclut aucune déclaration appuyant ces accusations de supplanter l'une des religions du monde ou de créer un gouvernement mondial. 

 
PRÉAMBULE de la Charte
Nous nous trouvons à un moment critique dans l'histoire de la Terre, un moment où l'humanité doit décider de son avenir. Alors que le monde devient de plus en plus interdépendant et fragile, le futur à la fois tient très inquiétant et très prometteur. Pour avancer, nous devons reconnaître qu'au milieu d'une grande diversité de cultures et de formes de vie, nous sommes une seule famille humaine et une communauté de la Terre avec un destin commun. Nous devons unir nos efforts pour donner naissance à une société mondiale durable fondée sur le respect de la nature, les droits humains universels, la justice économique et une culture de la paix. À cette fin, il est impératif que nous, les peuples de la Terre, déclarions notre responsabilité les uns des autres, à la plus grande communauté de vie, et aux générations futures.

Terre, notre maison 
L'humanité fait partie d'un vaste univers en évolution. La Terre, notre maison, est animé par une communauté de vie unique. Les forces de la nature font existence une aventure exigeante et incertaine, mais la Terre a fourni les conditions essentielles à l'évolution de la vie. La résilience de la communauté de vie et le bien-être de l'humanité dépendent de la préservation d'une biosphère saine comprenant tous ses systèmes écologiques, une riche variété de plantes et d'animaux, des sols fertiles, des eaux pures, et l'air pur. L'environnement mondial avec ses ressources limitées est une préoccupation commune de tous les peuples. La protection de la vitalité, la diversité et la beauté de la Terre est une responsabilité sacrée.  

La situation mondiale 
Les modèles dominants de production et de consommation sont à l'origine dévastation de l'environnement, l'épuisement des ressources, et une extinction massive des espèces. Communautés locales sont affaiblies. Les bénéfices du développement ne sont pas partagés équitablement et le fossé entre riches et pauvres se creuse. L'injustice, la pauvreté, l'ignorance et les conflits violents sont généralisés et causent de grandes souffrances. Une hausse sans précédent de la population humaine a des systèmes écologiques et sociaux surchargés. Les fondements de la sécurité dans le monde sont menacés. Ces tendances sont dangereuses, mais pas inévitable. 

Les défis à venir 
Le choix est le nôtre: former un partenariat mondial pour prendre soin de la Terre et de l'autre ou risquer la destruction de soi et la diversité de la vie. Des changements fondamentaux sont nécessaires à nos valeurs, institutions et modes de vie. Nous devons réaliser que lorsque les besoins fondamentaux ont été respectés, le développement humain est avant tout d'être plus, n'ayant pas plus. Nous avons les connaissances et la technologie pour fournir à tous et à réduire nos impacts sur l'environnement. L'émergence d'une société civile mondiale crée de nouvelles opportunités pour construire un monde démocratique et humain. Nos défis environnementaux, économiques, politiques, sociaux et spirituels sont reliés entre eux, et ensemble nous pouvons trouver des solutions intégrées. 

Responsabilité universelle 
Pour réaliser ces aspirations, nous devons décider de vivre avec un sens de la responsabilité universelle, nous identifiant avec toute la communauté de la Terre qu'à nos communautés locales. Nous sommes à la fois citoyens de différentes nations et d'un seul monde où le local et le global sont liés. Tout le monde partage la responsabilité pour le bien-être actuel et futur de la famille humaine et le monde vivant plus grande. L'esprit de solidarité et de fraternité avec toute vie est renforcé lorsque nous vivons avec vénération pour le mystère de l'être, gratitude pour le don de vie, et l'humilité en ce qui concerne la place de l'humain dans la nature. Nous avons urgemment besoin d'une vision commune des valeurs fondamentales pour fournir un fondement éthique pour la communauté mondiale émergente. Par conséquent, ainsi que dans l'espoir que nous affirmons les principes interdépendants suivants pour un mode de vie durable comme norme universelle par laquelle la conduite de tous les individus, les organisations, les entreprises, les gouvernements et les institutions transnationales doit être guidé et évalués.

Télécharger "La Charte de la Terre : cliquer ICI 
Télécharger "The Eath Charter" : cliquer ICI