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16 févr. 2015

Article Vie extraterrestre_ Approches alternatives


Certains projets jugent que l'approche scientifique est trop restreinte pour rechercher des traces de vie extraterrestre. En conséquence, ils développent d'autres approches, dites alternatives




Ufologie
L’ufologie (baptisée ovniologie ou ovnilogie par l'Office québécois de la langue française) est une discipline qui consiste à recueillir, analyser et interpréter les données se rapportant au phénomène ovni, par exemple des photographies, des témoignages ou des traces au sol.
L'acronyme anglais UFO (unidentified flying object) apparaît dans certains documents de l'armée de l'air américaine dès la fin de l'année 1947 même si de nombreux auteurs attribuent l'invention du terme au capitaine Edward J. Ruppelt (premier directeur du projet Blue Book) en 1952 pour remplacer l'expression populaire de « soucoupe volante ». C'est sur la base de ce terme UFO qu'est formé le mot ufologie. L'ufologie désigne donc a priori toute étude consacrée aux ovnis. Dans les faits, l'expression concerne souvent la discipline telle qu'elle a été développée par des amateurs qui se sont intéressés aux ovnis à partir du début des années 1950. Les études réalisées dès 1947 par l'US Air Force peuvent être qualifiées d'ufologiques, mais dans les faits c'est assez rare. De même, les enquêteurs militaires sont rarement qualifiés d'ufologues. Même chose pour les enquêteurs qui ont pu travailler dans le cadre de la commission Condon ou pour le CNES par exemple. Les ufologues sont donc principalement des amateurs. Et lorsque certains d'entre eux sont par ailleurs scientifiques professionnels, ils sont ufologues à titre privé. De même, une distinction existe entre les ufologues et certains auteurs et/ou passionnés qui ont pu défendre des théories jugées marginales. On parle alors parfois de « soucoupistes ». Si en France, on parle volontiers d'ufologues, les amateurs anglophones d'ovnis parlent surtout de UFO researchers. Le terme ufologist est moins souvent utilisé. Ce terme semble être devenu populaire dans les années 1970, au fur et à mesure que les termes UFO et ovni devenaient largement connus.

L'ufologie se divise en plusieurs « écoles » ou courants. 

  • Au départ, dans les années 1950, la plupart des personnes que l'on va nommer par la suite ufologues sont de l'avis que les soucoupes volantes (le terme ovni commence à devenir populaire aux États-Unis à partir de 1956 et en France à partir des années 1970) sont d'origine extraterrestre (on dit alors  interplanétaire)
  • Dans les années 1950, certains amateurs de soucoupes évoquent des théories plus marginales (terre creuse, univers parallèles etc.)
  • À partir de 1977, un courant sceptique, qui explique les ovnis comme des méprises, fait son apparition. On parle du modèle sociopsychologique du phénomène ovni. Vers la même époque, d'autres auteurs proposent une explication parapsychologique.



Parmi les ufologues se trouvent aussi bien des universitaires que des personnes sans formation spécifique.


Astro-archéologie
Le courant " astro-archéologique " (Théorie des Anciens Astronautes) dont le précurseur est Erich Von Däniken qui pense que les Ovnis d'origine ET visitent la terre depuis sa création et auraient influencés le développement de l'homme au fur et à mesure de son évolution. 
Erich Von Däniken, d'origine suisse et passionné par les écritures anciennes et sacrées ainsi que les énigmes archéologiques non résolues, pense que la terre a été visitée dans le passé par des êtres d'un autre monde pour faciliter l'avancé de notre civilisation, et cela depuis la préhistoire. Il est l'un des principaux promoteurs de cette théorie des anciens astronautes et a même créé le concept d'astro-archéologie considéré comme une pseudo- science s'appuyant sur l'archéologie afin d'étoffer l'ufologie.

Joseph Blumrich, ingénieur en aéronautique à la NASA, s'intéressant aux thèses de Von Däniken, se plongea dans la Bible y décelant une expédition à bord d'un vaisseau spatial en forme de toupie qu'il assimile à nos LEM (Lunar Modele). Il publiera " The spaceship of Ezechiel " en 1974 et consacra dès lors son existence à ses recherches. 
Le Dr Hermann Oberth, père de l'astronautique moderne ne cacha pas son intérêt pour cette thèse. L'astro-archéologie et  la paléo-visitologie comme disciplines, ne s'imposèrent cependant jamais en tant qu'objet d'études reconnu.


Quelques exemples
Selon la théorie des anciens astronautes, les égyptiens n'auraient jamais pu construire à eux seuls les pyramides quand on connaît leur degré de développement à l'époque.

De plus, comment se pourrait-il que ces mêmes pyramides se retrouvèrent en Amérique Latine ?

De même pour les lignes et géoglyphes de Nazca découvert en 1926 au Pérou dans le désert, et qui sont de grandes figures tracées sur le sol représentant des figures longues de plusieurs kilomètres. Ces lignes d'une incroyable précision ne sont visibles qu'à partir du ciel. Ils furent découverts par hasard par le Commandant Peri qui survolait la Cordillère des Andes à bord d'un hélicoptère. Les archéologues furent frappés par la présence de deux immense formes humanoïdes gravées dans la pierre dont l'une ayant la main droite levée en signe de salut et dont les têtes étaient ornées de rayons. 



Les autres "grabados" figurant des oiseaux, des serpents, des araignées ou des poissons s'avérant avoir été remarquablement exécutés et de manière très réaliste et ce malgré la proportion des figures, les dessins de ces humanoïdes sont d'autant plus remarquables. Pour Guiseppe Orefici qui mena des fouilles durant 17 ans, les Nascas développèrent une civilisation raffinée et originale et les fameuses lignes de Nazca étaient empruntées par des processions humaines au cours de cérémonies religieuses qui rendaient ainsi hommage à leur panthéon de dieux totémiques animaliers et entretenaient les sillons creusés à même le sol rocailleux.

Les géoglyphes de Nazca sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1994. Selon certains ufologues, il s'agirait soit d'une piste d'atterrissage pour les vaisseaux spatiaux extraterrestres, soit d'un message réalisé par la population locale destiné à ces ET.

La revue Horizon relata la découverte d'une ceinture avec ornements ajourés vieille de 1600 ans, mise à jour dans la tombe du Général Chou-Chu (265-316 après J.C) et qui soumise à une analyse spectrale par l'Institut des sciences appliquées de l'Académie des sciences chinoise se révéla être composée pour 80% d'aluminium. Or le seul procédé pour extraire de l'aluminium à partir de la bauxite, l'électrolyse, ne fut découvert qu'en 1908.

Il y a aussi les Grottes de Lascaux, découverte en 1940, et située dans le Périgord noir sur la commune de Montignac en Dordogne. On y distingue d'époustouflantes images représentant des constellations du ciel tel qu'il était il y a 17000 ans.

En Italie du Nord, les graffitis du Val Camonica révélèrent des formes humanoïdes portant des casques semblant fermés.

Certaines représentations comme les graffitis de la grotte d'Altamira en Espagne sont particulièrement impressionnantes.
Elles datent du Magdalénien III; IV ou VI (-12000/-10000 avant J.C). Elles représentent des formes de soucoupes en suspension, pleines ou claires, disposées essentiellement sur la voûte de la grotte, et aux cotés desquelles figurent d'étranges formes humanoïdes.

Dans la grotte de Niaux (en Ariège), dans une zone baptisée "le diverticule des signes", furent découverts des dessins très semblables à ceux d'Altamaria.

Selon la théorie des anciens astronautes, des visiteurs extraterrestres auraient influencé la vie humaine pour des millions d'années, et auraient effectué des manipulations génétiques en altérant l'ADN humain afin de favoriser l'évolution vers plus d'intelligence. Les partisans de cette thèse pense que les dieux évoqués dans la mythologie et dont l'archéologie met les cultes en avant, seraient en fait des extraterrestres humanoïdes. Cette théorie est, cependant, considérée comme n'ayant aucun fondement d'après les scientifiques.

Article Vie extraterrestre_ Évaluation du nombre de planètes habitées


Équation de Drake
En 1961, l'astronome américain Frank Drake proposa une équation afin d'estimer le nombre potentiel de civilisations extraterrestres dans notre galaxie avec qui nous pourrions entrer en contact. Cette équation présente le problème de l’existence ou non des extraterrestres en partant d’une approche positiviste.

Ainsi, Drake propose de calculer le nombre de civilisations extraterrestres dans notre galaxie avec lesquelles on pourrait rentrer en contact par la formule : N = N\!* \ f_p \ n_e \ f_l \ f_i \ f_c \ f_L N\!* est le nombre d’étoiles dans notre galaxie.

f_p est la fraction d’étoiles disposant d’un système planétaire.
n_e est le nombre de planètes (dans un système donné) où la vie est écologiquement possible.
f_l est la fraction de planètes biocompatibles où la vie est effectivement apparue.
f_i est la fraction de planètes habitées sur lesquelles une forme de vie intelligente est effectivement apparue.
f_c est la fraction de planètes habitées par une vie intelligente sur lesquelles on rencontre une civilisation technique capable de communications.
f_L est la fraction de la durée de vie planétaire accordée à une civilisation technique.

Si le premier terme (N\!*) est connu avec une assez grande précision (environ 4 ×1011 étoiles), la grande difficulté réside dans l’évaluation des autres facteurs qui doivent le réduire. Et selon les évaluations faites par les uns ou les autres, la probabilité varie considérablement (entre quasi impossibilité et profusion de voisins avec qui communiquer). Cette équation fut popularisée par l'astronome et vulgarisateur scientifique Carl Sagan.


Équation de Seager
En 2013, Sara Seager a proposé une version modifiée de l'équation de Drake pour estimer le nombre de planètes habitable dans la galaxie. Au lieu de considérer des extraterrestres ayant une technologie radio, Seager s'est simplement intéressée à la présence d'une quelconque vie extraterrestre. L'équation se concentre sur la recherche de planètes avec des biomarqueurs, molécules (gaz ici) produits par les organismes vivants qui peuvent s'accumuler dans l'atmosphère d'une planète à des niveaux détectables par des télescopes spatiaux distants.

L'équation de Seager est : N = N^* F_Q F_{HZ} F_o F_L F_S
avec :
N : le nombre de planètes avec des signes de vie détectables,
N* : le nombre d'étoiles observées,
FQ : la fraction d'étoiles calmes,
FHZ : la fraction d'étoiles avec des planètes rocheuses situées dans la zone habitable,
Fo : la fraction de ces planètes qui peuvent être observées,
FL : la fraction de ces dernières qui abritent effectivement la vie,
FS : la fraction de celles-ci sur lesquelles la vie produit des signatures gazeuses détectables.


Recherches radio
L'humanité commence à capter plusieurs sources d'émission d'ondes radio lors des premiers développements de la radioastronomie durant la première moitié du vingtième siècle. Un demi-siècle de science-fiction ayant fortement influencé l'imaginaire des chercheurs, l'hypothèse du message artificiel est souvent envisagée, lors des débuts de la radioastronomie, pour expliquer l'origine de ces derniers.

Pulsars
En 1968, une équipe de radioastronomes anglais découvre un signal radio extrêmement stable et régulier dans le temps, en provenance d’une région fixe du ciel. 
Le signal est d’abord baptisé « LGM-1 », pour Little Green Men 1 (Petit Homme Vert 1) car il est dans un premier temps soupçonné de ne pouvoir être d’origine "naturelle". Il s’agissait en réalité du signal émis par un pulsar, un résidu ultracompact d’étoile en rotation très rapide, émettant un fort rayonnement électromagnétique le long de son axe magnétique, le faisceau émis balaie périodiquement certaines régions du ciel tel un phare.

SETI
Le programme SETI, pour Search for Extra-Terrestrial Intelligence (Recherche d'une intelligence extraterrestre), est un programme de recherche fondamentale d'origine américaine qui a été conçu dans l'objectif d'essayer de repérer des ondes électromagnétiques émises par des civilisations étant entrées dans le stade industriel, technologique et scientifique. 
Il regroupe aujourd’hui environ 70 projets internationaux dont l’objectif est de détecter les signaux qu'une intelligence non terrestre pourrait émettre, volontairement ou non, depuis sa planète d'origine. Pour cela, les projets analysent les ondes radio ou laser provenant de l'espace et essayent de détecter les signaux par opposition au bruit de fond. Le programme suppose qu’une autre forme de vie intelligente envoie des messages comme nous, voire nous cible. Cette idée semble naître au XIXème siècle et plusieurs idées voient ainsi le jour. On note ainsi celle de Carl Friedrich Gauss qui projetait de planter un champ de pins de forme géométrique au sein d’un champ de blé, le contraste devant être visible depuis Mars. La découverte des canaux martiens, interprétés alors comme des constructions intelligentes, va relancer plusieurs projets plus ou moins utopiques. Celui de Charles Cros consistait en une lampe électrique braquée au niveau d’un astre et envoyant des signaux périodiques. Nikola Tesla, persuadé d’avoir capté des signaux venant de Mars, étudie, dans les années 1930, la faisabilité d’une communication par ondes hertziennes.

Actuellement, diverses technologies sont utilisées dans ce but incluant radiotélescope, Arecibo (programme SETI@home), signaux lumineux de type laser, détection par télescopes, cuves Cerenkov, lumière visible ou rayons gamma. Jusqu’à ce jour, et en dehors du fameux signal Wow ! Capté en 1977, l’usage de ces technologies n’a donné aucun résultat concluant qui irait dans le sens de l’existence d’une civilisation extraterrestre comparable à la nôtre. Toutefois, pour espérer obtenir un résultat, de telles technologies qui sont tributaires de la vitesse de propagation de la lumière dans le milieu interstellaire doivent pouvoir être mises en œuvre sur le long terme, voire le très long terme. En effet, la radioastronomie n’existant que depuis 1930 et les programmes de recherche de vie extraterrestre étant encore plus récents, cela signifie que le temps passé par l’espèce humaine à rechercher de possibles civilisations extraterrestres est encore très court s'il est comparé à la durée d’existence des civilisations connues.

Par ailleurs, l’usage des technologies en question implique notamment que l’hypothétique civilisation extraterrestre émettrice du signal dispose de technologies au moins similaires. Cela implique aussi que cette civilisation peut produire et produit effectivement des signaux exploitables par ces technologies. On peut donc logiquement exclure la possibilité de détecter par ces moyens des civilisations qui ne sont pas suffisamment avancées pour utiliser ces technologies (ou être détectées par elles) ou bien qui, à l’inverse, sont plus avancées technologiquement que nous ne le sommes et utilisent peut-être des technologies dépassant nos connaissances actuelles. Seule la multiplication des techniques, méthodes et technologies utilisées, ainsi que leur usage à long terme, semblent donc pouvoir permettre d’espérer obtenir un jour le résultat escompté, à savoir la détection d’une intelligence extraterrestre.